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Raymond Mondon
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Edito
Anne STEMART,
Présidente de l'Institut


Voir grand pour demain

Ma rencontre avec l’historien et passeur de mémoire, Gaëtan Avanzato nous a permis d’évoquer ensemble le parcours de Raymond Mondon, homme de conviction, de courage et d’action, un maire visionnaire dans le développement et la modernisation de Metz de 1947 à 1970, conseiller général et député de Moselle, ministre de Pierre Mendès France et de Georges Pompidou, un homme politique animé par des valeurs de patriotisme et d’ambition pour la Lorraine et la France.

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Raymond Mondon, le Donjon de Metz

75e anniversaire de la Libération des camps d’Auschwitz-Birkenau


Discours de Michel GERSTENHABER, enfant de déportés
Monument aux Morts de Metz – 26 janvier 2020


C’était le 27 janvier 1945, il y a 75 ans, les armées russes entraient dans les camps d’extermination d’Auschwitz-Birkenau et découvraient l’inimaginable. Elles montraient au monde la réalité de l’effroyable tragédie de la Shoah, que le monde n’avait pas voulu voir ni connaître pendant toutes ces années de la seconde guerre mondiale.


Si 6 millions de juifs furent assassinés dans les différents camps d’extermination d’Europe et dans la Shoah par balles au cours du plus grand génocide que l’humanité ait eu à connaître et ce, par une entreprise industrielle de destruction massive de tout un peuple, les camps d’Auschwitz -Birkenau ont le triste privilège de compter plus de 1 million 100 mille morts.


80 000 citoyens de confession juive dont 11 400 enfants furent livrés par la police française, par la gendarmerie française, par la milice française de Pétain à la Gestapo pour être déportés vers les camps d’extermination et ce avec la complicité de tous les rouages de l’Etat.


Des 11 400 jeunes vies assassinées, près de 500 étaient natives de Metz ou étaient venues à Metz avec leurs parents, fuyant les pogroms d’Europe Centrale et de l’Est parce qu’ils avaient entendu cette phrase « heureux comme juifs en France ». Ils furent tous envoyés à Auschwitz et pratiquement immédiatement gazés. De ces 500 enfants et adolescents messins, ll n’y eut que 29 survivants.


Et pourtant la France a su, dans son malheur, prouver que certaines de ses valeurs n’étaient pas mortes dans les tourbillons de la collaboration et de la Shoah.


Si seulement 28% de nos concitoyens de confession juive de cette époque furent exterminés, plus de 70% d’entre eux échappèrent au massacre grâce à la prise de conscience de nombreux Français, en 1942, après l’abominable rafle du Vel ‘Hiv.


Ils furent policiers, gendarmes, cheminots ecclésiastiques de toutes confessions, catholiques, protestants, musulmans, ou simples citoyens qui au péril de leurs vies, cachèrent, sauvèrent des enfants, des familles entières et firent en sorte que la France ait pu s’enorgueillir de figurer parmi les pays qui comptent le plus grand nombre de Justes des Nations, titre décerné par l’État d’Israël à celles et ceux qui sauvèrent des vies.


Cette désobéissance civile en France contribua largement à sauver la Communauté juive qui eut la douleur, à la fin de la guerre en 1945, de ne voir revenir que quelques 2500 survivants sur les 80 000 déportés.


Nous sommes ici réunis, nombreux pour commémorer ce triste 75 ° anniversaire, toutes confessions confondues, et nous ne pouvons oublier qu’aujourd’hui dans cette même France qui donna au monde la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, on a pu, il n’y a pas si longtemps, crier « morts aux Juifs » dans les rues de Paris, on a pu assassiner des hommes, des femmes et des enfants simplement parce qu’ils étaient juifs. On ne peut oublier qu’aujourd’hui, en France et dans le monde, les actes antisémites, les agressions antisémites, les dégradations de cimetières et synagogues deviennent monnaie courante dans ce qui semble être une indifférence totale.


En cette période difficile ou antisémitisme, racisme fleurissent à nouveau dans nos sociétés, où les extrémismes de toutes tendances veulent avoir droit de cité, il est indispensable que tous nos concitoyens prennent conscience que nul n’est jamais à l’abri des persécutions et de l’arbitraire. Les communautés juives sont les sentinelles de la bonne ou mauvaise santé de nos sociétés, elles sont les premières affectées par les dérives de certains extrémismes.


Nous ne sommes plus les seuls aujourd’hui à voir nos lieux de culte profanés, il en est de même des églises ou des mosquées. Nous ne sommes plus les seuls à être assassinés et Charlie Hebdo ou le Bataclan sont là pour nous rappeler que nos libertés ne sont jamais acquises que si nous nous battons pour les conserver.


Si le XX° s a triomphé du nazisme et du communisme qui ont fait plus de 100 millions de morts, le XXI° s devra lui aussi triompher de l’islamisme politique radical si nous voulons que nos enfants et petits-enfants puissent vivre dans un monde apaisé.


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L'ombre de Raymond Mondon plane toujours sur la ville qu'il administra de 1947 à 1970...
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