Institut
Raymond Mondon
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Edito
Anne STEMART,
Présidente de l'Institut


Voir grand pour demain

Ma rencontre avec l’historien et passeur de mémoire, Gaëtan Avanzato nous a permis d’évoquer ensemble le parcours de Raymond Mondon, homme de conviction, de courage et d’action, un maire visionnaire dans le développement et la modernisation de Metz de 1947 à 1970, conseiller général et député de Moselle, ministre de Pierre Mendès France et de Georges Pompidou, un homme politique animé par des valeurs de patriotisme et d’ambition pour la Lorraine et la France.

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Raymond Mondon, le Donjon de Metz

Jean CHARBONNEL

Jean-CHARBONNEL

Jean Charbonnel, ancien ministre du Général de Gaulle et de Georges Pompidou,

Président d’Honneur de l’Institut Raymond Mondon

et Anne Stémart, Présidente fondatrice de l’Institut Raymond Mondon,

à l’IRA de Metz, le 3 décembre 2012.

En Arrière plan, Dominique-Eugène Rheims, vice président de l’IRM

et Jacques Trorial, ancien ministre.

Le gaullisme en deuil :

Hommage à Jean Charbonnel, Ancien Ministre et

Président d’Honneur de l’Institut Raymond Mondon

Jean Charbonnel était l’un des derniers ministres encore en vie du Général de Gaulle quand il est venu à l’IRA de Metz le 3 décembre 2012soutenir, en tant que Président d’Honneur, la création de l’Institut Raymond Mondon présidé par Anne Stémart, élue municipale de Metz.

Après avoir commencé sa carrière politique au Mouvement républicain populaire, il le quitte en 1947, ce parti refusant la double appartenance avec le RPF de de Gaulle. Il rejoindra plus tard l’Union démocratique du travail, le parti des gaullistes de gauche. Il était l’organisateur de l’opération « Jeunes loups », dont le but était de promouvoir une nouvelle génération de cadres gaullistes, souvent issus comme lui de l’ENA, aux élections législatives de 1967.

Ancien député et maire de Brive-la-Gaillarde, Jean Charbonnel a été ministre de Charles de Gaulle puis de Georges Pompidou. Normalien et agrégé d’histoire, il était l’auteur de plusieurs ouvrages dont « Pour l’honneur du gaullisme » qu’il était venu dédicacer à Metz en décembre 2011 aux côtés de Gäétan Avanzato, biographe messin de Raymond Mondon, lors du 1er colloque de l’Institut Raymond Mondon.

Jean Charbonnel avait accueilli Raymond Mondon à Brive-la-Gaillarde en mars 1969 quand il venait défendre le oui au référendum sur la réforme du Sénat et des Régions. « Le gaullisme de Raymond Mondon a toujours été sans faille, sauf dans la période de 1952 à 1958 où il a soutenu l’effort des gaullistes dissidents (ARS), qui, en votant pour Pinay, ont fait éclater le RPF. En dehors de ce fâcheux épisode, il ne s’est jamais aligné sur les positions de la droite conservatrice. »

Les obsèques de Jean Charbonnel ont eu lieu mercredi 26 février en l’église St Pierre du Gros Caillou à Paris (7ème arrondissement). L’institut Raymond Mondon y était présent, aux cotés de sa famille, des jeunes quarantenaires du « mouvement de la Convention des gaullistes sociaux » que Jean Charbonnel avait initié en 2013, également aux côtés de Jean-Jacques Chaban-Delmas, des anciens ministres Robert Poujade, Jacques Trorial, du maire de Brive, Bernard Esambert président de l’association Georges Pompidou, et bien d’autres gaullistes.

La France perd un homme de grande valeur et un bel esprit indépendant pour défendre les valeurs du gaullisme. L’Institut Raymond Mondon perd un ami et un guide qui a su transmettre et partager avec une génération de jeunes élus, sans nostalgie d’un passé qui ne reviendra pas, l’ambition d’incarner à nouveau, pleinement, la France dans l’Histoire.

Jean Charbonnel était un ami de la Lorraine, un ami de Metz et de son maire emblématique Raymond Mondon.

Adieu au Président d’Honneur de l’Institut Raymond Mondon.»

 

 

Biographie de JEAN CHARBONNEL, le « Gaullisme de progrès »

par Laurent de Boissieu, La Croix, 10 novembre 2010

 

Le 8 janvier 1966, De Gaulle le nomme au gouvernement

Au mois de décembre 1965, le chef de l’État demande à voir en tête-à-tête Jean Charbonnel, élu trois ans plus tôt député de la circonscription de Brive. « Sous prétexte de mieux me connaître, il me faisait, en fait, passer un examen de passage, se souvient le futur ministre. D’abord paralysé par la timidité, j’ai vu devant moi le président de la République, mais j’ai aussi vu l’homme, qui s’est enquis, en me mettant à l’aise, de mon parcours personnel et politique. Il manifesta pour moi une bienveillance grand-paternelle, et j’éprouvai vite un grand honneur et une grande joie à travailler près de lui. » Un mois plus tard, Jean Charbonnel devient en effet secrétaire d’État chargé de la Coopération.

Ancien secrétaire d’État chargé de la Coopération sous De Gaulle (1966-1967) puis ministre du Développement industriel et scientifique sous Pompidou (1972-1974), Jean Charbonnel déborde encore d’activités. Agrégé – et passionné – d’histoire, il court de colloques en colloques: « De Gaulle et Paris« , animé par son ami Gilles Le Béguec les 24 et 25 novembre, puis « De Gaulle et l’Afrique« , organisé les 2 et 3 décembre par la Fondation Charles-de-Gaulle.

Surtout, militant fidèle du gaullisme, Jean Charbonnel préside toujours, à 83 ans, un mouvement politique: la Convention des gaullistes sociaux pour la Ve République, qui possède une poignée d’élus municipaux. « Tant que Dieu me prête vie, j’ai bien l’intention de continuer à m’occuper de la cité, et donc à garder une activité politique », explique-t-il.

De cette double casquette, de militant et d’historien (1), Jean Charbonnel tire une fidélité indéfectible à une certaine idée du gaullisme, loin de ceux qui n’y voient qu’une « attitude » ou un « pragmatisme » sans contenu doctrinal. Ce souci fut l’objet, dès avril 1970, premier anniversaire du départ du Général, d’une tribune intitulée « La légende et l’héritage », publiée dans la presse puis diffusée par l’UDR, dont il était l’un des dirigeants. « J’étais et je reste absolument convaincu que le gaullisme n’est pas mort avec De Gaulle », martèle-t-il encore aujourd’hui. Gaulliste social, il travaille justement à un nouveau livre afin de « ne pas laisser enfermer Charles de Gaulle dans des commémorations ou dans des musées » et de « rétablir la vérité sur le gaullisme ».

Même si Jean Charbonnel fut l’initiateur de l’opération des « jeunes loups » aux élections législatives de 1967, point de départ de l’émergence politique de Jacques Chirac, sa fidélité à une certaine idée du gaullisme entraîna une rupture entre les deux hommes: le « gaulliste de progrès » fut écarté en 1975 d’une UDR prise en main par  son « compatriote corrézien ». Jean Charbonnel reproche toujours à l’ancien premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing sa « trahison » envers Jacques Chaban-Delmas, à l’élection présidentielle de 1974. De fait, il n’a jamais voté en faveur de Jacques Chirac, soutenant Michel Debré en 1981, Raymond Barre en 1988 (avant de participer à l’ouverture de François Mitterrand et Michel Rocard), Édouard Balladur en 1995, puis Jean-Pierre Chevènement en 2002.

C’est d’ailleurs un chiraquien, Bernard Murat, qui l’a successivement battu aux élections législatives de 1993 puis aux municipales de 1995. Depuis, le socialiste Philippe Nauche a remplacé Bernard Murat en s’alliant avec le gaulliste « charbonnelliste » Étienne Patier (petit-fils d’Edmond Michelet), devenu maire-adjoint.

En 2007, enfin, l’ancien maire de Brive a soutenu Nicolas Sarkozy. « C’est le premier gouvernement qui renoue avec la politique industrielle », se félicite celui qui a été reçu en mai dernier à Bercy par Christian Estrosi, l’actuel ministre de l’Industrie. L’occasion pour ce dernier de dévoiler son « admiration » pour Georges Pompidou et Jean Charbonnel, « le tandem qui, en deux ans, a lancé le programme électronucléaire, le projet spatial (Ariane) et les lignes à grande vitesse (TGV) ».

Ce soutien n’empêche pas Jean Charbonnel d’émettre aujourd’hui de « fortes réserves » sur la « pratique présidentialiste » des institutions par Nicolas Sarkozy et sur le retour de la France dans le commandement intégré de l’Otan. L’ancien ministre se remémore des mots prononcés lors du conseil des ministres « historique » du 9 mars 1966, dont il est l’un des rares survivants. « La décision que je vous demande est importante, avait solennellement exposé le général de Gaulle. Si vous la prenez, vous conforterez notre force de dissuasion et pourrez ainsi avoir la certitude de léguer la paix à vos enfants. Je vous demande une adhésion personnelle. Ceux qui ne seraient pas d’accord peuvent le signaler tout de suite, mais ils quitteront le gouvernement. »

Laurent de Boissieu
La Croix, 10 novembre 2010

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